13. Sep. 2007

La jeune plante reçoit les substances nutritives nécessaires au travers de la moelle. Lorsque, plus tard, les autres couches se sont chargées de cette tâche, elle se dessèche et le canal médullaire se forme.
C’est dans le cambium que les cellules se divisent. Les cellules ligneuses se forment en direction du milieu du tronc, tandis que les cellules du phloème (appelé aussi « liber ») se forment vers l’extérieur.
Au printemps, au début de la période de végétation, les cellules ligneuses sont formées avec de grandes cavités et des parois minces, idéales pour assurer le transport de l’eau. On appelle cette couche qui forme la partie claire du tronc également « bois de printemps ». En été et en automne, les parois des cellules s’épaississent tandis que les cavités deviennent plus petites étant donné qu’elles servent principalement à augmenter la solidité. Ces cellules avec leurs parois épaisses absorbant plus de lumière que celles à parois minces semblent ont une apparence souvent plus foncé. On les appelle « bois d’été ». Ensemble, ils forment ce que l’on appelle le cerne de croissance annuelle. La structure du bois se montre sur un nombre important de cernes de croissance annuelle. Selon l’essence et son implantation, ceux-ci sont plus ou moins bien marqués et sont formés par les arbres de nos contrées en fonction de la croissance annuelle. En raison des conditions climatiques, les bois issus d’autres périodes de végétation (p. ex. les bois des zones tropicales) présentent des cellules toujours identiques.
On appelle aubier le bois jeune extérieur dans la section d’un arbre dont les capillaires conduisent de l’eau et des substances nutritives depuis les racines jusque dans la cime. Pratiquement, il s’agit là de la canalisation d’eau de l’arbre. C’est dans le liber que les substances constitutives issues des feuilles sont transportées depuis la cime jusque dans les racines. Celui-ci a une durée de vie relativement courte et se transforme finalement en écorce. Elle protège la couche de liber essentielle à la survie de l’arbre. L’écorce se renouvelle constamment et forme la couche extérieure de l’arbre. Des cellules réservoirs perpendiculaires à l’axe de croissance, les rayons médullaires ou rayons de bois, font passer le sucre transporté depuis la cime via le liber dans l’aubier.
Après environ 20 à 40 ans, un tronc d’arbre a amassé suffisamment de couches cellulaires (cernes) pour assurer l’alimentation en nutriments et en eau et il commence à former un cœur avec les couches intérieures. L’arbre fait des dépôts de tanin, de résines, de graisses et souvent de différents colorants dans les cellules et ferme les passages entre les cellules si bien que celles-ci ne peuvent plus échanger de substances entre elles. Alors, les cellules sont mortes. Ce que l’on appelle le « bois de cœur » (appelé aussi « duramen ») forme la partie qui donne sa solidité à l’arbre. Ce bois est plus sec, plus résistant, en partie plus dur et plus lourd et le plus souvent aussi plus foncé.
L’arbre – un chef d’œuvre aussi au niveau de la structure
Les arbres optimisent leur forme extérieure de manière à ce que les tensions soient réparties uniformément sur toute la surface de l’arbre. Au cours d’une adaptation sur toute sa durée de vie, l’arbre maintient cet état de répartition régulière de la tension, adapte toujours sa croissance aux conditions extérieures et forme des cernes plus épais exactement aux endroits où la sollicitation est la plus importante pour lui. L’arbre est armé contre des sollicitations importantes telles que la tempête et la neige.
Cependant, la structure intérieure de l’arbre fait de lui également un chef-d’œuvre au niveau de la structure. Il suffit de penser à la charge au vent pesant des tonnes qui est recueillie par les feuilles et les rameaux et qui est transmise par les branches au tronc ; elle est répartie par les naissances de racines dans les radicelles et doit enfin être absorbée par la terre seule dans un périmètre suffisamment éloigné de l’arbre, bien qu’elle ne présente qu’un degré de solidité bien faible A vrai dire, c’est un miracle dont les chercheurs biophysiciens essaient de trouver les secrets. Il est possible de tirer de ceci de nombreux enseignements applicables aux principes de construction pour le génie civil moderne.
Nicole Schemerl-Streben
Le miracle du bois – la structure extérieure du bois
Malgré son incroyable diversité en termes de formes et de coloris, le bois est principalement toujours constitué des même substances. La plupart des processus biologiques, eux aussi, sont identiques – et pourtant : aucun arbre ne ressemble à un autre. Comme chaque homme, chaque arbre est tout à fait individuel et unique.Le bois est constitué de cellulose et de lignine. De plus, il comporte des résines, des cires, des graisses, des huiles, de l’amidon, du sucre, différents minéraux, tanins et colorants ainsi que des alcaloïdes.
La grande polyvalence du bois vient des nombreuses variantes dans la structure du tissu ligneux qui sont générées par la nature. Le bois a une anatomie complexe. Composée de douzaines de cellules et de structures cellulaires spécialisées qui, en fonction de leurs attributions, assurent des fonctions de réservoir, de conduite, assurent la croissance ou la solidité.

La jeune plante reçoit les substances nutritives nécessaires au travers de la moelle. Lorsque, plus tard, les autres couches se sont chargées de cette tâche, elle se dessèche et le canal médullaire se forme.
C’est dans le cambium que les cellules se divisent. Les cellules ligneuses se forment en direction du milieu du tronc, tandis que les cellules du phloème (appelé aussi « liber ») se forment vers l’extérieur.
Au printemps, au début de la période de végétation, les cellules ligneuses sont formées avec de grandes cavités et des parois minces, idéales pour assurer le transport de l’eau. On appelle cette couche qui forme la partie claire du tronc également « bois de printemps ». En été et en automne, les parois des cellules s’épaississent tandis que les cavités deviennent plus petites étant donné qu’elles servent principalement à augmenter la solidité. Ces cellules avec leurs parois épaisses absorbant plus de lumière que celles à parois minces semblent ont une apparence souvent plus foncé. On les appelle « bois d’été ». Ensemble, ils forment ce que l’on appelle le cerne de croissance annuelle. La structure du bois se montre sur un nombre important de cernes de croissance annuelle. Selon l’essence et son implantation, ceux-ci sont plus ou moins bien marqués et sont formés par les arbres de nos contrées en fonction de la croissance annuelle. En raison des conditions climatiques, les bois issus d’autres périodes de végétation (p. ex. les bois des zones tropicales) présentent des cellules toujours identiques.
On appelle aubier le bois jeune extérieur dans la section d’un arbre dont les capillaires conduisent de l’eau et des substances nutritives depuis les racines jusque dans la cime. Pratiquement, il s’agit là de la canalisation d’eau de l’arbre. C’est dans le liber que les substances constitutives issues des feuilles sont transportées depuis la cime jusque dans les racines. Celui-ci a une durée de vie relativement courte et se transforme finalement en écorce. Elle protège la couche de liber essentielle à la survie de l’arbre. L’écorce se renouvelle constamment et forme la couche extérieure de l’arbre. Des cellules réservoirs perpendiculaires à l’axe de croissance, les rayons médullaires ou rayons de bois, font passer le sucre transporté depuis la cime via le liber dans l’aubier.
Après environ 20 à 40 ans, un tronc d’arbre a amassé suffisamment de couches cellulaires (cernes) pour assurer l’alimentation en nutriments et en eau et il commence à former un cœur avec les couches intérieures. L’arbre fait des dépôts de tanin, de résines, de graisses et souvent de différents colorants dans les cellules et ferme les passages entre les cellules si bien que celles-ci ne peuvent plus échanger de substances entre elles. Alors, les cellules sont mortes. Ce que l’on appelle le « bois de cœur » (appelé aussi « duramen ») forme la partie qui donne sa solidité à l’arbre. Ce bois est plus sec, plus résistant, en partie plus dur et plus lourd et le plus souvent aussi plus foncé.
L’arbre – un chef d’œuvre aussi au niveau de la structure
Les arbres optimisent leur forme extérieure de manière à ce que les tensions soient réparties uniformément sur toute la surface de l’arbre. Au cours d’une adaptation sur toute sa durée de vie, l’arbre maintient cet état de répartition régulière de la tension, adapte toujours sa croissance aux conditions extérieures et forme des cernes plus épais exactement aux endroits où la sollicitation est la plus importante pour lui. L’arbre est armé contre des sollicitations importantes telles que la tempête et la neige.
Cependant, la structure intérieure de l’arbre fait de lui également un chef-d’œuvre au niveau de la structure. Il suffit de penser à la charge au vent pesant des tonnes qui est recueillie par les feuilles et les rameaux et qui est transmise par les branches au tronc ; elle est répartie par les naissances de racines dans les radicelles et doit enfin être absorbée par la terre seule dans un périmètre suffisamment éloigné de l’arbre, bien qu’elle ne présente qu’un degré de solidité bien faible A vrai dire, c’est un miracle dont les chercheurs biophysiciens essaient de trouver les secrets. Il est possible de tirer de ceci de nombreux enseignements applicables aux principes de construction pour le génie civil moderne.
Nicole Schemerl-Streben






