Mobilier de bureau Bene
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Vienna Design Week 2009: Idea Generation
3. Déc. 2009

Une invitation à un voyage permanent

"La génération des idées. Comment œuvrent ensemble la recherche, le design et l'industrie dans le développement de produits?" Telle était la question lors du colloque des experts au showroom de Bene à Vienne, qui a eu lieu dans le cadre de la semaine du design dans la capitale autrichienne – "Vienna Design Week". Les processus créatifs de design, les typologies de travail développés par les travailleurs de connaissance moderne, et les exigences économiques des produits ont été présentés de part du théoricien Jeremy Myerson, des designers Luke Pearson et Tom Lloyd, et, l'industrie par le directeur de Bene AG, Thomas Bene. Le lancement de PARCS était l’occasion parfaite pour ce colloque.

Celui qui voyage a quelque chose à raconter. Et pas qu'un peu. Le « voyage » dans lequel la société Bene s'est embarquée il y a quelques mois, n’avait pas de destination prédéfinie. « Nous savions que les exigences envers les bureaux modernes avaient changé de façon dramatique », dit le directeur de Bene AG, Thomas Bene. « Aujourd'hui, le travail au bureau n'est plus effectué de manière rectiligne, mais en interconnexion. Les termes de travail et de travailleurs de la connaissance sont la garantie d'une culture de bureau et de communication dynamique, hautement interactive et toujours en mouvement. La question était donc évidente : Comment doivent être les meubles susceptibles de créer l'environnement optimal pour ce type de travail ? »


De nouvelles espèces


Pour obtenir les réponses correctes à cette question, Bene a soutenu un projet de recherche du centre de recherches renommé Helen Hamlyn Research Centres du Royal College of Art à Londres. Ce dernier aborde le sujet des habitudes, des besoins et des particularités de cette nouvelle « espèce » des travailleurs de la connaissance. Les recherches intensives, les observations du champ et les interviews ont enfin révélé quatre profils clairs. Les modèles de comportement typiques pour le travail moderne au bureau ont été résumés comme suit :


Le travailleur ancré (The ANCHOR):


Son activité se concentre surtout sur son bureau personnel et l'entourage direct de ce dernier. La communication est effectuée dans la plupart des cas de façon unidimensionnelle dans son direction : on lui livre des informations, avec lesquelles il travaille. Les exemples classiques sont les espaces du Back Office ou les activités administratives.


Le travailleur intermédiaire (The CONNECTOR):


Il utilise le propre bureau, mais à la fois il a besoin du reste de l'infrastructure au bureau, la proportion est d'environ 50/50. Le travailleur intermédiaire assure la circulation des informations. Il demande les informations et les distribue. Son rayon d'action s'étend surtout sur la propre entreprise. C'est lui qui maintient en flux la fonction communicative de base, la plupart du temps en face à face. Par conséquent, ce travailleur bien initié se trouve très proche à l'artère vitale traditionnelle de l'entreprise.


Le travailleur collecteur (THE GATHERER):


Il bouge sur une scène plus grande, utilisant tout l'office. Il est souvent en déplacement à l'extérieur. Il est un nœud de communication névralgique pour la connaissance. Son bureau est à la fois le lieu où aboutissent d'innombrables nouvelles idées, mais aussi un lieu pour la mise en retrait sur lequel il traite ce qu'il a rapporté de son voyage.


Le travailleur navigant (The NAVIGATOR):


Il n'utilise guère son bureau, et souvent il ne dispose plus d'un plan de travail. Souvent en déplacement, dans la région ou à l'échelle internationale, il vient au bureau pour échanger des informations, pour assister aux réunions. La vie du travailleur navigant consiste surtout dans la communication.


Entre communication et concentration


D'une variété correspondante, orienté vers la communication et très flexible, tel doit être l'entourage dans lequel ces « Working People », ces travailleurs bougent. Malgré tout, pour le directeur du Helen Hamlyn Centre, Jeremy Myerson, il y a deux connaissances beaucoup plus importantes que les autres : « Bien sur, au bureau il s'agit toujours de communication. Mais à la fois il s'agit toujours de concentration ! Peu importe le lieu de travail et la personne au côté de laquelle je m’assieds pour travailler – il faut que la concentration sur le sujet en question et sur l'activité productive soit possible ; que ce soit en travaillant seul ou en équipe, de façon planifiée ou spontanée. »

La deuxième connaissance fondamentale est que nous sommes loin d'avoir atteint notre but, » dit Myerson. « Celui-ci est un voyage permanent !


Être productif, même quand on ne se trouve pas sur le poste de travail


« Les accompagnateurs » et à la fois les « seconds » dans cette navigation permettant de découvrir les « nouveaux environnements de travail » sont les designers Luke Pearson et Tom Lloyd de la Grande-Bretagne. Dès le départ, les deux ont participé dans le processus de recherche.

« Pour nous, les résultats de ce processus créatif étaient également ouverts, » dit Tom Lloyd lors de la discussion présentée par Lilli Hollein. Il est d'ailleurs important de signaler que, grâce à notre commanditaire, Bene, nous avons pu disposer de pas mal de temps pour notre travail, de telle sorte que nous pouvions traiter les résultats de l'analyse de façon détaillée, et investir beaucoup d'énergie dans le façonnage optimal. »

« L'une des nouvelles idées les plus importantes fournies par l'analyse résidait dans le fait que le concept du poste de travail traditionnel était de plus en plus abandonné dans le travail de bureau », souligne Tom Lloyd. « Une personne qui ne se trouve pas sur son bureau, mais dans une zone quelconque à l'office, par exemple ensemble avec d'autres, peut générer de la même façon de valeurs et de résultats pour l'entreprise. Il faut donc créer juste ce type de zones, qui abordent les différentes situations d'entretiens et de communication. »


PARCS


Les deux designers de PearsonLloyd se sont ainsi également inspirés des « lieux de communication » historiques et anthropologues pour leur processus créatif. Pour PARCS, les deux saisissent des formes explicitement archétypiques, et les mettent en relation avec des exigences du mode de travail moderne.
Le résultat : une collection de meubles et d'autres composants avec d'innombrables possibilités de combinaisons, qui se configurent selon les besoins, se réunissent et se modifient. Ainsi, PARCS offre une variété inattendue de paysages de travail individuels pour les situations les plus variées. Chaque scène répond, dans sa forme spécifique, à une exigence précise, favorisant de cette façon la communication et la concentration, l'interaction ou bien la détente.

« Ce qui nous importe beaucoup, c'est qu'on ne conçoive pas PARCS comme un produit fixe, mais comme médiateur culturel ou catalyseur », souligne Luke Pearson. « PARCS va évoluer, et ce, en même temps que les technologies. »


Brigitte Schedl-Richter